mercredi, mars 29, 2006

Final destination 4 la suite mais en avion



Etre a Miami sans participer au cirque de Miami, c'est comme etre la seule personne sobre dans une fete ou tout le monde est completement raide. Tu as juste l'impression d'etre au zoo. Des bagnoles irreelles et des fesses a l'air, le tout sur fond de boom boom sonores. Et c'est ca en permanence.

Apres un dernier bain de soleil, je suis aller nager une derniere fois. Je suis ressortie de l'eau en faisant semblant de ne pas courrir car une petit requin d'1m50 avait decide de venir nager a mes cotes. S'il etait juste passe a cote. Mais il s'est arrete et a commencer a reluquer mes mollets (je l'ai vu faire le saligaud) Meme si mes jambes ne ressemblent pas a des tortues, j'ai preferee m'eloignee. J'avais pas trop envie de ressembler a ca.


Que les ames sensibles se calment. C'est une photo du plateau de "la plage". La vraie jambe est dans le sable. Ouf!

La ou l'enfer commence:
Mon avion etait prevue vers trois heures, celui de mes parents decollait une heure apres.
Nous etions plutot content des vacances, mais aussi heureux de sortir de ce barnum tropical.
Des notre arrivee a l'aeroport, nous devons nous enquerir aupres d'une hotesse d'une confirmation, par ma part crainte: la reservation de mon billet de retour semble un peu foireuse, la date est bien au 25 mais les initiales du mois sont MAY et non MAR. Rapidement l'hotesse confirme mes craintes; " Ah bah oui, il y a comme une erreur de deux mois...Et puis la avec la music conference plus le spring break... tout est booke jusqu'a mardi 17h00", sachant que l'on est samedi. Pendant 45 minutes je m'imagine campant au milieu de l'aeroport de Miami, sans eau courante, mais avec un rechaud butagaz. Un bonheur inavouable m'envahie: trois jours a manger des sandwichs degueu a 10 $ et trois nuits a dormir sur des accoudoirs. Une goutte de sueur froide commence a perler sur ma tempe. Sans compter que l'ecole reprend lundi. J'envisage toute les possibilite (transiter par San Francisco, prendre le bus pendant trois jours, rentrer a pieds?!!!). Devant mon desarroi, la gentille organisatrice d'American Airlines me propose un vol pour New York qui part dans une heure. Mon ciel semble s'eclaircir.
Entre temps mes parents ont du aller dans un autre terminal pour enregistrer et ma mere pense toujours que sa fille va passer trois jours seule dans un aeroport. Je ne tiens pas trop a ce qu'elle me fasse un arret cardiaque a trois mille pieds. Du coup je commence a remuer ciel et terre pour trouver le numero du comptoir Air France. Je me tape trois fois la bande promo telephonique avec la fille a la voix suave qui m'annonce que Air France a ete elu meilleure compagnie aerienne par le club des grands voyageurs. Trois fois car le premier telephone ne marchait pas et a juste pris mes quarters, le second m'a raccroche au nez quand l'operateur a finalement dit bonjour ,apres cinq minutes de Vivaldi. A la troisieme , le type m'annonce qu'il est a Montreal et ne peux pas faire grand chose pour moi. Je sens deja que la journee ne va pas etre facile, mais j'y crois encore.
Je fini par faire passer le message. Alex a propose de louer une voiture pour venir me chercher a New York et en profitter pour tracer la route dimanche. l'angoisse se dissipe. On va pouvoir faire quelque chose de chouette de ce malencontreux merdier. Je me pose finalement sur une chaise pour souffler. Le type qui est assis juste derriere moi m'intrigue. Il est grand, elegant et pique ma curiosite. Je ne peux m'empecher de faire le tour pour aller voir quelle gueule il a. Mettant en pratique ma tactique de "tu crois que j'me balade mais en fait j'te reluque", je me retrouve nez a nez avec Liam Neeson ( http://www.imdb.com/name/nm0000553/ ). Ma machoire se decroche et a peu pres au meme moment , je me rends compte que ma braguette est ouverte.



J'hesite deux secondes puis decide que ca ne sert a rien d'aller lui parler. Je ne me vois pas trop aller lui dire " j'aime beaucoup votre travail sur la Liste de Schindler". Je me rassure en me disant que si on se crash , nous ferons la une de Entertainment tonight et autre Extra grace a Liam qui entre nous soit dit, a des photos foireuses a son actif.



Le vol se deroule sans encombre, je suis assise a cote d'un mexicain dodu de 60 ans qui ronfle comme un sonneur devant "Good night and good luck". Je decide que George Clooney est decidement meilleur acteur que realisateur. Derriere moi est assis un groupe de lyceens. Ils sont une quinzaine et gloussent depuis le depart. Ils sont rouge de soleil, totallement surexcites. Ils decident d'offrir un snack a Liam, histoire de faire copains copains. Ils confient a l'hotesse la delicate mission d'apporter a la star ses crackers degueux et leur fromage plastique accompagne d'une petite note manuscrite. Ils ne tiennent plus en place. L'hotesse revient visiblement dans un etat extatique de midinette. La main d'hollywood a touchee le papier, avancant sa timidite il ne viendra pas en personne, et Liam remercie poliment les jeunes de cette attention qui on le sent bien l'a rempli de joie.
En descendant de l'avion les crackers moisis et leur fromage orange sont toujours la. Il les a rapidement glisse a cote du catalogue Air mall. Impassibles, dans leur etuit d'origine, vierge de toute approche hollywoodienne. Liam s'est esquive rapido des l'arrivee sur le tarmak. Les lyceens se montraient encore la note, incredules de leur rencontre avec un etre d'une espece rare et superieure.

Final Destination 4


Comme tout bon teen movie, c'est l'histoire d'une bande de potes qui sont partis pour faire le Spring break, entendez par la boire comme des trous, baiser comme des porcs, et si possible dans un cadre idyllique. Voila pour le commencement.
Dans mon histoire, en guise de bande de potes, j'avais mes parents, ceci rendant totallement inique deux des trois options citees ci-dessus. Si ca peux vous aider, la mer etait bleu turquoise, et les palmiers agitaient tranquillement leurs ombres sur un sable eclatant.
Dans un teen movie, a un moment les choses commenceraient a se degrader lentement. Au debut ce serait imperceptible. Une engeulade eclaterait entre deux potes du groupe. Et puis des choses plus etranges. Le milieux paradisiaque deviendrait menacant. Tout bon teen movie qui se respecte finirait sous un amas d'evenements tragiques, ayant esseme son chapelet de mort et autre amputes. Pour moi , vous l'aurez compris, c'etait un peu comme ca mais pas tout a fait quand meme.

Le deuxieme jour, nous avons assiste a des pluies tropicales qui ont commencees alors que nous etions au milieu des everglades dans un air boat. Deja , ca n'etait pas triste: imagine trente personnes essayant deseperement d'enfiler des sacs poubelles, alors que le vent leur arrive en pleine face...Les precipitations nous ont suivies sur la route du retour ou le chauffeur a fait un peu d'aquaplaning avec le minibus, ce qui l'a calme deux minutes, pour finir par passer sur South Beach . Les trottoir etaient recouverts de flyers .On y etait en pleine Winter music conference, soit la reunion des meilleurs dj s de la planete http://www.wintermusicconference.com/schedule.htm. Le trottoir a fini par etre innonde, les bouches d'evacuation etant gave de Cathy Guetta et Nikki Beach. Bref , c'etait waterworld : la plupart des rues sous un bon 30cm , du 95 E qui courrent en maillot dans tout les sens.
Le lendemain, l'art contemporain a failli faire eclater ma cellule familial ):
Martin Oppel
"Miami Hills" 2004
Huile sur toile / Oil on canvas - 68,5 x 137 cm / 27 x 54 inches


Miami est devenu en quelques annes un point important de l'art con.J'avais donc envie de voir ce qui se passait dans ses galeries et ses musees. Nous voila partis, sauf que l'on se trompe de bus et montons dans le "L" alors que nous aurions du prendre le "S", nous apprend le chauffeur du "L". Il nous fait remarquer qu'il y a un "S" devant nous et nous propose de le rattraper. Il ecrase l'accelerateur, arrive a la hauteur du "S" et claxonne afin de faire comprendre la situation a son collegue. Cette derniere refuse de s'arreter et repart de plus belle, mettant notre chauffeur dans une rage evidente. Il commence a la traiter de tous les noms, et depasse allegrement le 50km en ville, remonte l'autre bus, arrive a l'arret et se gare en travers, arretant ainsi de fait le "S". Speed avec un keanu Reeves black et chauve et une Sadra Bullock black et grosse.
Notre sandra Bullock conduisant comme un pieds, quelque temps apres, elle oubli un arret et du coup pile sur les freins, propulsant l'integralite des personnes agees (soit 90% du bus) a l'avant . Deux sont atterris sur mes parents. L'un a punche ma mere dans le nichon gauche, l'autre a donne un gros coup de coude sur la main droite de Jean Pierre qui est devenue un peu bleue. Il fallait voir les gens descendre du bus en la maudissant sur 7 generations.
Nous finnissons par arriver dans le design district, quartier des galeries, sauf que c'est assez etendu et qu'il y a surtout des galeries de design mobilier. On nous apprend que les galerie d'art c'est a Winwood. A ce moment precis, on a quitte l'hotel depuis plus de 2h30 et on a toujours rien vu. On decide de dejeuner.
Winwood c'est pas loin, mais juste assez pour que tu commences a te dire que la journee est quand meme un peu fastidieuse.
Arrive a Winwood, le quartier est immense et en phase de reconversion, toujours un peu craignos mais avec des bar hypes et des magasins branches. On fait une galerie, puis deux , trois. Un constat s'impose: elles sont toutes fermees ou entre deux expos, presentant des murs d'une blancheur immaculee. Un galleriste nous conseille la collection de la famille Rubell , une des plus grosse collection privee, qui s'est recemment offert un ancien batiment de la lutte antidrogue( http://www.rubellfamilycollection.com/). Quelques part entre Beaubourg et le palais de tokyo, des oeuvres conceptuelles pas faciles d'approche. Avant d'entrer, ma mere commencait deja a etre sous l'emprise d'une certaine mauvaise humeur due a la frustration de ne pas voir grand chose et en plus d'etre dans un quartier un peu craignos ( elle s'est fait reluquer les bijoux par un gang de latinos comme il faut). Apres ce fut juste grandiose. C'etait une chose que je n'avais encore jamais teste, mais l'art con a la capacite de mettre ma mere dans un etat de rage interressant. Je me doutais que ca n'allait pas etre facile quand au dejeuner, en parlant de l'abstraction en peinture, maman a commence a avancer les deux arguments classiques du "je te fais le meme demain" et " de toute facon ca ne marchera jamais" et on parlait juste de truc facon Pollock.

Lorsque j'ai compris ou on etait, j'ai crains le pire: des installations a base de cannettes de Buweiser de Cady Noland, en passant par Jim Lambie et sa sculture realiste ou il se met en scene couchant avec lui meme ("ah ba alors maintenant c'est de la pornographie!pfff!nimporte quoi!"), des videos d'enfants sourds chantant des cantates de Bach ( elle a quand meme ri un peu a ce moment la...). Nous sommes ressortis de la avec une Regine sur la ligne de depart, gonflee a bloc. Quand elle ne comprend pas ca l'enerve et ca l'angoisse, et comme je suis fille unique, son angoisse est souvent centralisee autour de mon devenir. Un enchainement capillotracte digne de la pub du sucre a eu lieu dans sa tete: "Alors c'est ca que tu veux faire?" Traduisez, tu veux vraiment faire des merdes pareilles. "Et puis t'es censee le vendre a qui , CA?" Et puis cette annee tu n'as fait que trois toiles et elles ne sont meme pas finies alors tu comptes vivre comment par ce que je te previens on ne va pas continuer a te soutenir pendant 10 ans, et bla, et bla et bla ... Jean Pierre en profite dans ces cas la pour etre pris de fascination pour la moindre saloperie qui traine, genre de toute facon ca ne me concerne pas car je ne suis pas vraiment la. J'ai decide de faire pareille (Oh une station service! ca tombe bien on cherchait un distributeur!)

Je ne pouvais me douter que ce n'etait que le debut d'une suite de merdes gluantes qui m'ont collees aux basques pendant presque 24 heures...

mardi, mars 14, 2006

le vice dans la peau



Moral un peu dans les chaussettes. Ici, je commence a m'emmerder sec, je n'arrive pas a bosser: etre concentree quand tu as un grand noir qui rap dans ton dos, c'est pas facile. Du coup je ne fous pas grand chose, ce qui me deprime un brin , vu qu'a cote ma vie n'est pas d'un ammusement et d'une trepidation ebouriffante (ce soir c'est CSI Miami OU CSI New York?). Sans compter sur le fait que les machines a laver americaines sont globalement inneficaces, il ne m'en faut pas plus pour etre demotivee.
Les semaines de mars ont commencees a l'ESAD et j'avoue que je prefererais etre a Strasbourg...Heureusement dans deux jours mes parents arrivent et m'emmene dans le monde merveilleux des vieux riches frippes mais bronzes. Peut etre meme que je verrais la villa Versace...

Hey! Sonny Crockett! on se pique une tete?


http://www.apple.com/trailers/universal/miamivice/

jeudi, mars 02, 2006

T'as cinq minutes a tuer?

Tout d'abord un petit bijoux d'animation, qui nous viens de l'ecole des Gobelins.( via fefefartblog.blogspot.com )
http://www.le-building-studio.com/stockage/Le_Building_version_festival.mov

Un remix du Mushaboom de Feist par les Postal service ( merci la blogotheque):
http://centripetalnotion.com/media/music/Feist-MushaboomRemix.mp3

Parfois ca fait du bien de ne pas entendre certains debats, qui enflamment le service publique:
http://www.manur.org/2006/01/dbat.html

Pour finir, des Hawaienne plus ou moins habillees, dans les annees 50 (toujours chez Manur):
http://www.kozyndan.com/hawaii/h00.html