dimanche, novembre 27, 2005

Ma colloc est vraiment un chic type.


Pour ceux qui en douteraient encore, voici quelques raisons qui font d'Aliza une roomate en or:
- Elle a l'album de Valerie Lemercier: deja en France, il y a peu de gens qui savent que Valerie Lemercier a fait disque, qu'il etait ecrit par Burgalat, et sortit chez Tricatel. Valerie Lemercier n'est pas une celebrite aux States, Aliza a juste bon gout.
-Dans les 90's, elle etait pote avec Nan Goldin, David Armstrong et toute la clique. Du coup dans sa chambre, il y a un magnifique tirage de David...
-Elle est super connue mais ca ne se voit pas toujours. Sauf quand la fille du labo numerique, qui accesoirement t'aide a tirer des images correctement, se met a glousser quand elle apprend que tu habites avec Aliza "the cuttest drag king in Boston".
-Parfois il y a sa photo dans le journal, pour illustrer un article sur quelqu'un d'autre...
http://www.bostonphoenix.com/boston/news_features/other_stories/multipage/documents/05106422.asp
-Et puis elle joue du baton comme personne!

Un thanksgiving rock'n'roll


Lorsqu'Aliza m'a propose de passer la soiree de "la fete de la dinde" avec elle, j'ai immediatement dit oui. En meme temps, je n'avais pas grand chose d'autre a faire, vu que tout le monde etait rentre dans sa famille, et puis c'est toujours excitant une soiree dans le monde d'Aliza. Par exemple la semaine derniere, je deboule dans la cuisine un matin et je tombe sur une nana que je ne connais pas. Jusque la, tout est normal. Elle a les mains toutes griffees et cherche des pansements. Je lui demande si elle s'est coupee en se rasant (la bonne blague des familles) et elle me repond hyper serieusement que pas du tout, mais hier pendant le show at Jacques, elle a fait un strip tease pour une dinde, qu'elle a un peu trop durement fist fucker apres...et que c'est pour ca que ca main est toute coupee.
Noel approchant, je reitere mes conseils de surete a tout le monde: les os de volatile, ca coupe, donc si vous decidez vous aussi de fist fucker un volatile avant de le farcir, mettez des moufles.

Donc le diner de "merci de donner". Les festivites se deroulent chez Hilken Mancini. La jeune femme est musicienne. Elle fait partie de la scene alternative depuis les annees 90. Elle a commencee avec les Lemonheads ou Dinosaur jr mais n'a pas connu le meme succes. En attendant, elle est pote avec tout le monde et a joue avec les bad seeds de Nick Cave entre autre Accesoirement son dernier gros hit est un guide d'aerobic punk (Punk Rock Aerobics: 75 Killer Moves, 50 Punk Classics, and 25 Reasons to Get Off Your Ass and Exercise), je vous conseille vivement d'y jetter un oeil, c'est assez poilant. (http://www.providencephoenix.com/music/other_stories/documents/03554995.asp). Son dernier album vient de sortir, je ne l'ai pas encore ecoute, mais au vue de ses precedents enregistrements, ca a l'air pas mal du tout.
L'appartement est a Jamaica Plain, le quartier boheme de Boston.
Les murs du salon sont couverts de 33 tours. On pourrais se croire dans l'appartement du narrateur de High Fidelity (de Nick Hornby). Dans le canape, il y a des types avec des rouflaquettes geantes qui engouffrent des crackers au fromage. Tout le monde est sympa. On s'apprete a passe a table et hilken decide que l'ambiance sera cosi-chic. Elle met donc du Francoise Hardy et du Jacques Dutronc. J'ai avale mes premieres bouchees de dindes avec les cactus en fond sonore. Irreel.

Apres le diner Aliza va rejoindre des amis au Midway qui organise ce soir la un Queeraoke: entendre par la, un karaoke avec des travestis, transexuels et tout le toutim.
Je fais la connaissance de Mika, un transexuel de 50ans qui porte un beret rouge et m'explique que dans les annes 80, elle faisait partie d'un gang facon black panthers qui s'occupait de faire regner la justice dans les quartiers, par exemple retrouveer un violeur et lui regler son compte, ce genre de chose. Pendant qu'elle m'explique tout ca, je sirote la vodka lemon qu'elle m'a offert , je regarde ses faux ongles rouges vifs sur ses mains d'hommes et imagine un groupe de 20 nanas, baraquees comme des lanceuses de poids est allemandes, patrouillant dans les rues, le tout sur des talons aiguilles...

Ca fait des lustres que j'avais envie de tater du karaoke, sans jamais en avoir eu l'occasion. La c'etait parfait, je commence a faire le tour de la salle afin de trouver un partenaire. Ce sera Jesse, le chanteur des Secret Cock (http://www.secretcock.com/), le groupe de rock le plus ridicule mais le plus sympa.



On monte sur scene, en pleine lumiere et on entame un duo inoubliable sur Total eclypse of the heart de Bonnie Tyler...
Aliza a pris des photos, bientot en ligne.

Une soiree fantastique, une de plus.

mercredi, novembre 23, 2005

New York, New York.

Tout d'abord l'expo de dessins de Van Gogh au Metropolitan museum, le Met pour les intimes. Voici quelques uns des dessins presents. La collection permanente est fantastique aussi. J'ai vu mes premiers Chuck Close en vrai: et ben on voit les traces du dessin. Faut vraiment que je monte plus en transparence mes peintures.






Donc cinq heures au Met quand tu as dormi trois heures (chinatown bus, depart a 6h30...), et traverse la moitie de manhattan a pieds, ca claque. Mais qu'importe, on est partis rejoindre Devin, pour allez dans une fete organisee par des artistes, a Brooklin.
J'ai rarement vu des gens aussi devoues au theme de leur propre fete. Ils ont du passer deux semaines a tout preparer.
Donc on debarque dans un appartement/ garage/ atelier de serigraphie, sans fenetre au rez de chaussee, mais avec une mezzanine reconvertie pour l'occasion en pont de 1ere classe d'un paquebot en papier. Les murs sont peints en bleu, et exposent des scenes de bataille navale entre porte avions. On peu egalement y voir un groupe de mecs masques, facon corse, livrer bataille a une pieuvre rose geante. Au dessus est projette l'aventure du poseidon, sans le son evidemment, un monument du film catastrophe 70"s avec Gene Hackman. La musique est cynique au dernier degres : l'integralite de la BO du flic de beverly hills y est passe. Le dj se la pete avec ses disques moisis, les gens sont surexcites, on frole la limite de la capacite d'accueil. On doit etre au moins 80 dans ce bouiboui. Tout le monde est deguise, avec nonchalance et desinvolture (que fout un catcheur mexicain dans une "croisiere s'amuse"?). Les crackers au tarama sont en forme de Homard. Au climax de la soiree ils gonflent du 1er etage une baleine blanche qui doit bien faire 5metre de long. Pendant l'operation, une caisse de bouquins qui doit peser 4 tonnes tombe et vient s'abattre sur le crane du dj qui se met a pisser le sang. Mais la fete continu, personne ne se rend compte de rien, et on lache sur la foule l'anguille geante aux yeux lumineux qui serpente au dessus des tetes. L'excitation gagne un peu plus et ceux du 1er se mettent a jetter des bieres sur ceux d'en bas (schema classique de la lutte des classes?). Faisant partie de ceux du bas, sachant que dehors il fait -10, je decide que ca suffit et decide de rentrer.

Le lendemain on s'est balade dans Manhattan, avant de se diriger vers le bus qui devait nous ramener a Boston. Les chinatown bus sont donc geres par des chinois, qui en regle generale, ne parle pas un mot d'anglais, ce qui en cas de probleme peu etre genant. Forcement, il fallait qu'il y ait un probleme. Je n'etait pas sur la liste des passagers, le type ne voulait pas me laisser monter a moins de repayer un autre billet. J'essaye de negocier, le type s'enerve, il est odieux et finit par traiter Alex d'idiot. Bref encore un peu de boulot au niveau du service clientele...

Il y a des tonnes d'expos que je n'ai pas eu le temps de voir. J'y retournerais, c'est sur.

mardi, novembre 22, 2005

La poule aux oeufs d'or


Andrew Bird au Middle East.


Andrew Bird a de la bouteille. Cela fait longtemps qu'il tourne. Il aime les melodies bien lechees, precieuses. Son instrument est le violon. Andrew sur scene, c'est un bon moment garanti. Les ingredients sont seduisants: il siflote sacrement bien, il joue du violon divinement, et utilise une reverb de tare pour la voix ( qui sort du vieux cornet que l'on voit sur la photo, en haut , a droite). Cela pourrait presque apparaitre comme une recette du succes, tu melanges des trucs que tout le monde aime bien comme ca les gens sont contents. Ca pourrait etre agacant, sauf que le vrai tour de force est la: ca marche. tu es scotche.
Il construit ses morceaux a l'aide de sampleurs, par couches, les unes apres les autres. Ce qui leurs donne une profondeur et une atmosphere qui ne te lache pas du concert.

La cerise sur le gateau etait la premiere partie: Dosh.
Regardez la petite video pour vous faire une idee. Perso, c'est un des trucs les plus excitant que j'ai entendu dernierement. Le mecs est un roi de la montee en puissance. J'ai vue deux trois personnes froler l'hysterie dans la foule.
Vraiment bien.

http://www.anticon.com/dosh.mov

lundi, novembre 21, 2005

Le reve de Claude.

Bob Barker.


Cela fait quelques annees maintenant que, de temps a autre, je tombe sur une interview de Claude Chabrol. Inevitablement, il parle de l'inepte retrait du petit ecran de son jeu tele prefere: Le Juste Prix. Son inoubliable tirolien, le fakir, la vitrine du samedi, les potiches en robe moulante, les lumieres de la roue qui clignotent quand tu tombes sur 100. Fantastique divertissement presente par notre regrette Patrick Roy ( http://www.patrickboyard.com/biographie.htm ), qui avait reussi a devancer Jean-Luc Delarue dans le choix du gendre ideal d'une certaine categorie sociale (en gros la mamie rurale ou citadine de 65 ans et plus). Apres Patrick, on a eu Philippe. J'ai encore en tete la voix off qui chaque jour, sans changer un poil d'intonation, l'annoncait: "Presente paaar Phiiiiliiipe Riisoliiiiii". Et l'inevitable lancer acrobatique de micro suivi du sourire ultra brite de l'interesse.
Tout ce bonheur nous a ete retire .
Quel bonheur lorsque je suis tombee sur "the price is right", version americaine de notre juste prix. Le presentateur est vieux, genre Lucien Jeunesse et s'appelle Bob Barker. Bob a un micro ridiculement long et fin. Bob doit egalement gerer des participants beaucoup plus tares que les candidats francais. La sequence s'ouvre sur un plan large du public, la voix off donne un nom. et la une nana se met a sautter partout (y compris sur ses voisins de siege qui n'ont rien demande) a hurler, pleurer, devenir toute rouge de contentement hysterique. Les lots sont egalement tordant. Oubliez, le vaisselier en chene de chez But. La c'est des Caravanes avec climatisation, appareil de muscu Miami, moto de vieux (le truc qui resemble a un croisement entre une chaise roulante et un scooter, le tout est utiliser par les vieux ou les obeses pour se deplacer. Moment hilarant d'absurdite lorsque une candidate venant des trefonds de l'Utah (soit rien aux alentours avant 250 km, la desolation totale) frole l'evanouissement devant l'eventualite de gagner une voiturette de golf un chouilla plus grand, et totalement electrique.
Le decor est tellement 70's. C'est faire un saut esthetique dans le temps. Back to midi premiere. Les Annies Pujol ont des mimiques tellement surjouees qu'on dirait qu'elles imitent Jose Garcia.

L'emission est entrecoupe de pubs pour des chaises roulantes telecomandees, dont les merites sont vantes par un certain "Tom Kruse".

Bonheur.

jeudi, novembre 17, 2005

La loi des series.

Comment je me suis retrouvee dans un prime time de France 2 en version originale, non sous-titree




Apres le caca nerveux de Domingo, j'ai decide de passer la nuit a peindre, histoire d'avancer quand meme. Je me suis trouvee a cour de nourriture. Normalement j'ai toujours un truc a grignoter, mais la, plus rien. Apres avoir dormi trois heures dans une chaise longue, je me reveille. J'ai une dale incroyable. Je me met en route, direction Dunkin Donut. Il fait super froid, mais j'ai mon vison. Je tire des sous, rentre dans le magasin a donut et commence a faire la queue. Il fait chaud, c'est etouffant. Je commence a me sentir faible. Et paf...je m'evanouie devant le comptoir, juste apres avoir tendue 20$ a la caissiere. La chute de tension. Le tombage dans les pommes. Le truc idiot quoi. Je me reveille au sol, des inconnus me regardent bizarement. Je me releve, realise ce qui vient de se passer, prend ma monnaie et leur dit que ca va, i'm fine.Je pars dans l'idee de m'asseoir. Et comme j'aime pas faire les choses a moitie: j'ai decidee de faire croire a mon public que j'allais creuver devant eux. Paf... re evanouissement. Tu crois qu'il y en aurait un qui aurait essayer de me rattraper. Nan, on ne sait jamais, faudrait pas attraper le sida en ramassant une iconnue. Comme les ricains sont super alarmistes (en hiver quand il y a trois flocons, la meteo est pesentee par le "special weather team" ), ils se mettent tous a essayer de joindre 911 depuis leurs cell phones. J'entends une nana annoncer a la nana du central que je dois avoir "dans les 35 ans". Si j'etais pas aussi assommee, je l'aurais rectifiee. Je leur dis que non, ca va mieux. Ils veulent m'envoyer a l'hosto. J'explique que c'est juste la faim et la fatigue. Une femme, la trentaine, vient prendre son cafe avec moi. Je lui explique. Elle me dit qu'elle comprend. Que son mari est peintre aussi. Mais trop tard l'ambulance est la. Elle leurs explique. Ils veulent m'ausculter. Je suis dans leur camion.



Avec deux types habilles en marron qui me posent plein de question. Qui je suis, qu'est-ce que je fais, si je suis allergique a des medicaments. Je leur dis que j'avais juste besoin de manger. Alors je suis diabetique. Il me pique le doigt pour verifier, l'autre prend ma tension. C'est ridicule. Ils finissent par en conclure que j'avais faim. Je signe une decharge sur un ecran LCD avec un stylo virtuel.
Je leur dis au revoir.
Je rentre au studio. La journee peut commencer. J'ai deja effraye la population de tout un Dunkin Donut. Tout va bien.


Au fait: rien de casser, pas de bleux, juste la levre inferieure un peu mordue du coup de profil, elle evoque un peu le nichon gauche de Lolo Ferrari. L'avantage c'est que vue de face, tu ne vois rien du tout.

mercredi, novembre 16, 2005

Mi casa es tu casa.

Voici l'objet de ma colere: autoportrait du chef d'atelier en eveque.



Je suis furax.
Mon prof qui est un gros con faiseur de merde,(espagnol de surcroit) a decide de reconfigurer le studio pour le semestre prochain. Faut savoir que ce type aime les produits: qu'importe la qualite du travail, tant que tu chies plus que tu ne bouffes. Du coup il ADORE wilson qui produit des merdes a ne plus savoir quoi en foutre. Wilson qui fait chier tout le studio avec sa musique de merde, Wilson qui n'est pas fouttu de travailler proprement ( il a bousille des peintures de Matt le semestre dernier, m'a pourri un grand format papier tout neuf, plus deux dessins...) Du coup comme Wilson a besoin d'espace pour pouvoir chier librement, je me retrouve dans un espace riquiqui avec deux autres meufs. Le tout etant annonce genre "vous n'en branlez pas une". Il me dit qu'il ne comprend pas ce que je fais.A chaque fois que j'essaye de lui parler, soit il discute avec d'autres gens, soit , quand tu arrives a le choper, il te parle de su casa en espana pendant trois plombes et tu ne peux pas t'en defaire. Ce type est idiot.J'ai essaye de lui parler de mon interet pour l'aspect fictif, fictionnel de la realite, embraye sur les peintures de mon pere deguise en d'autres personnages. Il me dit "l'aspect languagier du vetement dans un contexte social". Je lui dit que ce n'est pas du tout ca. Il me repond que ce n'est pas lui qui va presenter mon travail dans des galeries. Je lui dit evidemment que non. Bref dialogue de sourds. Tout ce qu'il veux, c'est des anciens etudiants dans des galleries qui font des tonnes de lingots. Il est obsene de betise. J'essaye de lui dire qu'il ne se rend pas compte, que tout le travail n'est pas la, que j'ai des videos, des photos retravaillees, que ca prend du temps. Il me repond que dans je ne suis jamais la. Essaye de me persuader qu'il ne m'a pas vu du semestre alors que je bosse la nuit, et que je suis la pendant ces deux journees de presence.Qu'il peut me trouver quand il veut. Il me dit que je l'ai mis, avec deux autres filles ( le groupe des trois connes dans le plus petit studio possible), dans une situation inconfortable car du coup pour me parler
de ces changements, il a ete oblige de m'ecrire une lettre , plus froide tu meurs, qui insinue que comme il est impossible de me voir, il doit m'annoncer par ecrit que ca va changer...et que si je ne le vois pas d'ici la, ca sera comme ca et pas autrement.Bref il cree un drame de toute piece. Je l'ai vu lundi matin, mardi apres midi, il pouvait me parler n'importe quand. Il me dit qu'il ne sait pas sur quoi je travaille. Je lui ai presente mon travail. Il n'a rien compris, n'a jamais fait aucun effort pour le comprendre. S'en fout royalement. Tout ce qui compte c'est le nombre. Le nombre parle en soi, tu n'a plus besoin de lui expliquer quoi que se soit.

Arrgghhh! gros con!

Voila j'avais juste besoin de gueuler un bon coup! Tout ca juste apres ma premiere home sick crisis. La je les regrette les profs de Strasbourg. Je deteste avoir a gerer des cons.


Bref je suis furax, faut que j'en fasse quelque chose de positif. Il faut que je finisse la serie de grands portraits. Faut que j'achete du bois, du tissus, que je tende mes chassis pour pouvoir etre en position de negocier un repoussage de
mur du studio "des trois connes". C'est pas plus mal, les filles sont propres, calmes, ca va me changer de Wilson, c'est bien. Faut que je lui montre du concret. Que je lui en mette plein la vue.

mardi, novembre 15, 2005

Telegramme


Pas le temps de poster. Nouveaux boulots en cours. Nouvelles photos en ligne. Allez voir et faites moi parvenir vos commentaires.
http://faitsreels.blogspot.com/

mercredi, novembre 09, 2005

Completement a la ramasse


Dans la serie "ca n'arrive qu'a moi":
-Je suis devant l'Adam's mark hotel a Denver. Je me grille ma clope tranquille, apres mon ptit dej. Je ne demande rien a personne. La, se pointe un gugusse tout crassoux, imbibe au dernier degres. Il a une patate bordeaux en guise de nez et degage une forte odeur du type vieillit en fut de chene...Je m'attend a ce qu'il me demande une piece. Que nenni, le type se met a me faire la morale comme quoi fumer c'est pas bon pour la sante. Je n'ai pas ose lui dire que l'abus d'alcool est dangereux pour la sante.
-On roule dans la nuit la plus noire qu'il soit, en pleine montagne avec pour toute carte, une vulgaire photocopie qui ne couvre pas la zone. On commence serieusement a se demander si on ne s'est pas paume. Ca va faire presque une heure que l'on n'a pas vu de panneaux. Soudain, on en appercoit un: "les sandwichs a la banane, ca te donne envie de faire des figures de skateboard." Le tout est une pub pour des chips. Je n'ai toujours pas compris.
-Je viens d'aller faire des courses dans mon supermarche prefere :un truc qui te vend du deodorant pour vagin (veridique!) ou des chips saveur cornichon, mais ou tu ne peux pas trouver une seule bouteille de binouze. Je suis sur mon velo, il y a un brouillard d'enfer mais j'assure comme une bete. La sortie du centre commerciale est un peu ardue car il y a des travaux. Hop, j'esquive et j'accelere de plus belle pour remonter sur le trottoir prestement sauf que ...le sol est mou. Je viens de mettre les deux roues dans du ciment frais, et pas qu'un pneu. Quand je comprend que ce n'est pas du dure, j'ai une reaction parfaitement stupide: je fais un ecart, comme ca au lieu de laisser juste une trace droite, j'en laisse deux, et en zigzag. J'ai totalement ruine le boulot du mec qui travaille un peu plus loin. Il s'approche et n'a pas l'air tres content. Sauf que quand il voit ma tronche, m'applatissant en excuses a grand coup de gestes desordonnes et de "oh my god!oh my god! i am so sorry!", le mec eclate de rire. je pense que l'etat de mon velo l'a fait marrer aussi. Des roues en beton. Je veux dire integralement. Ca tombe bien, il etait pas assez lourd. Quelle godiche.
-Je sors de mon cours du jeudi et m'apprete a rentrer chez moi, lorsque je vois que l'on prepare une petite sauterie avec vin et petits fours. En bon parasite qui se respecte, je decide de rester aux alentours, histoire de profiter des ripailles. Les choses se precisent: reception en l'honneur des genereux (plein aux as) donnateurs (grabataires) qui chaque annee aident a payer la scolarite de certains etudiants. Il est 5h30, un car arrive devant l'ecole. En descend une floppe de mamies en bleu marine et beige, toutes brushinguee comme dans un film de John Waters (sauf qu'elles ne mangent pas de caca de caniche), et RAVIES a l'idee de s'encanailler chez des jeunes un peu cradingue avec des trous dans leurs vetements. Au depart tou commence normalement: discours, larmes d'une etudiante qui les remercie "car sans vous (et vos 4 millions de $) je ne serais pas la, snif, chuis emue, generique de fin". Sauf que rapidement, tout degenere. Les jeunes artistes, c'est bien connu, ca a une certaine dexterite dans le levee de coude. Personne n'a l'age de boire et a 6h30, tout le monde est completement torche. On commence a entendre des rires idiots et des conversations ineptes. Les vieux ne s'affolent pas. Ils sont plutot ravis, certains sont quand meme un peu hallucines. Miles est raide. Il a des yeux tout rouges et la bouche pateuse. Miles me montre, du bout de sa bouteille de biere, ses bienfaiteurs et me fait remarquer qu'il ne sont pas piques des vers. Je lui demande s' il va leur montrer son travail. Il me dit qu'il va les promener un peu et va les emmener dans son atelier, il me parle tout en reprenant une binouze, je crains le pire... Le chardonnay americain est plus fort que le francais, j'avais l'estomac vide, j'ai bu quatre verres, erreur. Bref,etant moi aussi une etudiante, je suis rentree completement grise a 9h30 chez moi, ou je me suis directement endormie, le nez dans un bol de macaroni and cheese. Pas glorieux. Grosse gueule de bois le lendemain, tout comme les autres. En gros ceux qui etaient une peu verdatre etaient a la soiree de bienfaisance...
-Samedi soir, fete chez Davey. Davey a eu une enfance pas facile facile. Son pere est pasteur, sa famille habite dans le Sud (en gros pas des etats super progressites) et Davey est gay. Bref on se pointe avec 12 canettes de bieres, dans un appartement blinde de gens qui dansent et on se dit que ca va etre chouette. Sauf que ma canette a a peine le temps de finir son pschitt d'ouverture que les flics se pointent. Le verdict est sans appel: rentrez chez vous, je ne veux pas finir menotte et en taule ( equivalent de l'amende francaise...)Tout le monde decide d'aller dans un bar avec un karaoke qui est a deux minutes. Parfait: on est tous deguises, on arrive dans un esprit festif dans le bar en question, sauf que comme une conne de francaise que je suis, je n'ai pas encore integree que "si t'as pas ta carte d'identite, tu restes sur le palier". Je suis deguisee en frite et j'essaye d'expliquer au type qu'etant nee en 1979, j'ai 26 ans et que donc je peux boire et aller dans un bar. Malgre mes efforts, le type refuse d'entendre raison. M'enfous, j'avais emmene des cannettes. On se boit un verre tranquille sur le trottoir, comme des clodos. On s'en fout. Une soiree qui aurait pu etre foiree, mais en fait tres agreable .
Le lendemain je passe la soiree au Great Scott. Au programme, de chouettes groupes ( yell pants, Dear Nora, Casiotone). Je prevois le coup de la piece d'identite: je prends ma carte et mon permis de conduire. Et la, le type de l'entree me dit " ah mais moi , il me faut un passeport!". Je venais de me faire 40 minutes de velo pour aller voir ces putains de groupes, il n'y avait pas moyen que 1)je rentre chez moi 2)je retourne chercher mon passeport a l'autre bout de la ville. Aliza connaissais l'organisateur, j'ai pu finalement rentrer, mais je n'ai pas pu boire. Le type m'a fait deux grosses croix au marqueur qui pu sur les mains, le signe des pestiferes.

mardi, novembre 08, 2005

Le retour de la frite masquee ou comment choisir le costume le plus naze qu'il soit



Je vous ai un peu delaisse ces derniers temps. Mais je reviens en force.

1) des photos d'halloween.
Notez la qualite du costume de Supa french fry.
A mes cotes, Alex porte admirablement la froustache, soit une moustache de front.





J'aime le decalage entre les deux expressions...



2)Je vous annonce l'expension de notre presence web. Un blog/gallerie tout neuf ,en attendant d'avoir un vrai site web. En exclu, les premieres photos d'un travail en cours:

http://faitsreels.blogspot.com/

N'hesitez pas a laisser des commentaires.